Bionique  

Bioluminescence

Concombres de mer lumineux

Les holothuries

BIONIQUE : Petit observatoire des inventions de la nature

Les holothuries (Holothuridea) , « concombres de mer » en français ou « Sea pigs » en anglais (du genre scotoplanes), ont des pieds ambulacraires, des podia, petits tubes mous, cylindriques et creux, comme c’est le cas pour d’autres échinodermes (Echinodermata), et jouent un rôle non seulement dans leur locomotion mais aussi parfois dans leur nutrition et leur respiration...

Enypniastes eximia (Théel, 1882), qui vit en pleines eaux dans la mer des Caraïbes, est capable d’émettre une bioluminescence.

Enypniastes eximia, holothurie nageant en pleines eaux, à la différence d'autres « concombres de mer » qui vivent sur le fond, est capable d'emettre une bioluminescence au moindre contact.  JPEG - 27.5 ko
Holothurie bioluminescente
Enypniastes eximia, holothurie nageant en pleines eaux, à la différence d’autres « concombres de mer » qui vivent sur le fond, est capable d’emettre une bioluminescence au moindre contact.

Pour se protéger lorsqu’elle flotte à quelques dizaines de mètres sous la surface, Enypniastes eximia s’allume au moindre contact d’un prédateur, non pas pour éblouir mais pour éclairer ce prédateur et le rendre lui aussi vulnérable aux yeux de plus gros poissons.. L’ampleur de la bioluminescence émise dépend de celle de l’attouchement et l’holothurie peut s’allumer seulement sur l’endroit touché ou bien sur tout son corps, avec plus ou moins d’intensité.
Enypniastes :

Des filaments pour immobiliser ses prédateurs :

Ces filaments sont utilisés par des pêcheurs, en Polynésie, qui les enroulent sur leurs pieds nus afin de les protéger des aspérités des massifs de coraux sur lesquels ils circulent.  JPEG - 169.8 ko
Les filaments gluants du comcombre de mer
Ces filaments sont utilisés par des pêcheurs, en Polynésie, qui les enroulent sur leurs pieds nus afin de les protéger des aspérités des massifs de coraux sur lesquels ils circulent.

La plupart des holothuries se défendent en projetant une masse de filaments gluants, qu’on appelle « tubes de Cuvier », qui immobilisent leur adversaire (crabe, poisson, etc...) à la manière d’un filet.

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Les filaments du concombre de mer

Ces filaments, sont si solides que les pécheurs de polynésie s’en servent pour se protéger les pieds lorsqu’ils marchent sur les coraux. La composition de ces filaments est à l’étude pour la mise au point d’un adhésif sous-marin.

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Filaments caoutchouteux des holothuries

L’holothurie noire Holothuria forskall émettant ses filaments gluants, les tubes de Cuvier, qui s’allongent au contact de l’eau salée.

Holothuria forskali, l'holothurie noire, projettent ses filaments gluants qui s'agglutinent dans l'eau salée.  JPEG - 51.1 ko
Les tubes de Cuvier d’une holothurie
Holothuria forskali, l’holothurie noire, projettent ses filaments gluants qui s’agglutinent dans l’eau salée.

Laetmogone violacea, vit sur la boue des fonds océaniques jusqu’à 2500 m. Elle rampe sur le fond meuble et vaseux en se nourrissant de détritus organiques. ses pattes en forme de chevilles l’empêchent de trop s’enfoncer dans la vase.

Laetmogone violacea rampe sur les fonds vaseux des Océans Indien et Pacifique et aussi au fond de l'Océan Atlantique.  JPEG - 50.7 ko
Holothurie bioluminescente
Laetmogone violacea rampe sur les fonds vaseux des Océans Indien et Pacifique et aussi au fond de l’Océan Atlantique.

La vase ingérée qu’elle ne peut pas digérer est rejetée et peut être mangée par d’autres holothuries. Comme beaucoup d’animaux vivant en eau profonde, Laetmogone violacea est presque incolore. Elle émet des lueurs bioluminescentes comme certaines étoiles de mer, autres échinodermes, vivant en eaux profondes.

 

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